De nous

Au terme de l’un des siècles les plus meurtriers de l’histoire de l’humanité, la communauté internationale s’est engagée, en adoptant le Statut de Rome, à mettre fin à l’impunité, à contribuer à prévenir les crimes les plus graves qu’aient connus les êtres humains et à rendre justice aux victimes. Ce traité, auquel ont adhéré 120 nations en 1998, a donné naissance à la Cour pénale internationale (CPI) afin qu’elle poursuive les personnes responsables de crimes de génocide, de crimes contre l’humanité et de crimes de guerre. En juillet 2002, le Statut de Rome, pierre angulaire de la CPI, est officiellement entré en vigueur et le Fonds au profit des victimes a été créé dans le but d’encourager une justice réparatrice en offrant une assistance aux victimes de crimes relevant de la compétence de la Cour.

 

Vision

Le Fonds a la vision d’un monde où les droits des personnes sont protégés et où les survivants des plus graves violations de ces droits fondamentaux se voient donner les moyens de mener une vie pleine d’espoir, de dignité et de respect.

Définition de la mission du Fonds

Appuyer des programmes destinés à prendre en charge les préjudices découlant des crimes relevant de la compétence de la CPI, en aidant les victimes à retrouver une existence digne et à prendre part à la vie de leur communauté.

 

Buts stratégiques

  • Aider les victimes et leur famille à surmonter les préjudices subis, à mener une vie digne et à participer à la réconciliation et la consolidation de la paix au sein de leur communauté grâce à l’appui fourni par le Fonds. Cet appui sera concrétisé au travers de programmes de qualité destinés à promouvoir une participation significative, des systèmes fortifiés, un apprentissage amélioré et des innovations afin de construire et renforcer des capacités locales durables.
  • Grâce aux donateurs publics et privés, ainsi qu’au produit des amendes et des biens confisqués, le Fonds dispose de suffisamment de ressources pour mettre en œuvre ses programmes d’assistance et de réparation dans le cadre des situations dont est saisie la CPI.
  • Le Fonds est un ardent défenseur des droits des victimes et de leur famille au sein du système de justice internationale et du secteur humanitaire, en ce qu’il administre l’assistance et les réparations ordonnées par la CPI.
  • Le Fonds, agissant dans un esprit de partenariat avec la CPI, aide à favoriser la bonne gouvernance, la responsabilité et la transparence au travers de ses activités et conformément aux exigences découlant de ses mandats. Les États parties assurent un financement suffisant au Secrétariat du Fonds pour qu’il puisse s’acquitter de sa mission et de ses mandats.

 

Thèmes transversaux

  1. Soutenir l’avancement des droits des femmes, accroître la participation des femmes et prendre en considération la dimension sexospécifique, notamment en tenant compte des disparités et des conséquences des violences sexuelles et sexistes, conformément à la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes et aux résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU concernant les femmes, la paix et la sécurité.

 

  1. Restaurer la dignité et favoriser la consolidation de la paix, la réconciliation communautaire, l’acceptation et l’inclusion sociale en prévenant les conflits, reconstituant les réseaux de protection communautaires et réduisant la stigmatisation, la discrimination et les traumatismes.

 

  1. Défendre les droits des enfants affectés par un conflit armé en appuyant des mesures mettant en jeu plusieurs générations afin d’intégrer et de réhabiliter les anciens enfants soldats et d’autres jeunes affectés par la guerre, conformément à la Convention des Nations Unies relative aux droits de l’enfant.

 

  1. Élaborer et mettre en œuvre des initiatives de communication et de sensibilisation visant à tisser de bonnes relations, augmenter la visibilité du Fonds, mobiliser les communautés, changer les comportements, gérer les crises, susciter un soutien et encourager les contributions financières.

 

  1. En faisant appel aux meilleures pratiques et aux données probantes des programmes, faire le lien entre l’octroi de subventions et les activités de renforcement des capacités techniques et institutionnelles afin d’assurer une pérennité.

 

  1. Travailler avec des partenaires d’exécution afin d’examiner, de limiter et d’évaluer l’impact environnemental que pourrait avoir une proposition de programme ou de projet en particulier, en tenant compte des effets socio‑économiques, culturels et sanitaires connexes, qu’ils soient bénéfiques ou néfastes.

 

  1. Encourager l’apprentissage par l’action grâce à une planification, une recherche, une programmation, un suivi et une évaluation participatifs, en assurant un processus dynamique, interactif et transformateur entre les personnes, les groupes et les institutions afin de permettre aux victimes — à titre individuel et collectif — de prendre la mesure de leur plein potentiel et de s’impliquer dans leur propre retour à la vie.

 

Valeurs fondamentales

Respect – Le Fonds au profit des victimes attachera de l’importance aux idées, aux opinions, à la diversité et aux besoins personnels de tout un chacun. On estime souvent que le respect se gagne ou se construit avec le temps. Il est souvent nécessaire d’interagir en permanence avec altruisme pour entretenir ou renforcer un sentiment de respect entre les individus, les communautés et les institutions.

Loyauté – Il s’agit de la valeur et de la vertu d’une personne ou d’une institution à qui vous pouvez accorder votre confiance en étant convaincu qu’elle ne la trahira pas. Une personne peut se montrer digne de confiance en s’acquittant des responsabilités qui lui incombent et, par extension, en étant à la hauteur de vos attentes. De manière générale, pour instaurer une relation de confiance, il faut prouver sa valeur et son intégrité sur le long terme. Le Fonds au profit des victimes s’engage à faire preuve d’une loyauté sans égal dans ses relations, sa gestion, sa structure, ses actions, ses gratifications et ses principaux procédés.

Transparence – Ce concept est défini par la mesure dans laquelle les comportements éthiques et contraires à l’éthique, ainsi que leurs conséquences, sont visibles pour les responsables et les employés qui peuvent prendre des mesures à cet égard. La transparence devrait inclure, sans s’y limiter, la publication d’informations concernant les programmes, les services, les actions et les moyens financiers.

Collaboration – Le Fonds au profit des victimes reconnaît que la collaboration et le travail en équipe sont au cœur de la synergie visant à s’assurer que les employés travaillent main dans la main pour atteindre des buts communs ou, lorsque des organisations collaborent entre elles, pour réaliser des objectifs communs au travers d’un partage des connaissances, d’un apprentissage et d’un renforcement du consensus.

Responsabilité – Il s’agit autant de la promesse que de l’obligation d’obtenir des résultats précis et prévus. Notre première responsabilité : rendre nos services et programmes conformes à la mission et aux buts stratégiques, et veiller à leur réussite. Nous assumons aussi la responsabilité de nos actions et décisions. La responsabilité, telle que nous l’entendons, n’est pas un concept abstrait qui s’applique à des services, des groupes de travail ou des organisations dans leur ensemble, la responsabilité incombe à tout un chacun et constitue avant tout un engagement personnel envers l’organisation, ceux qu’elle aide et les résultats qu’elle vise.

Intégrité – Le Fonds au profit des victimes favorisera un climat de confiance et d’honnêteté dans toutes ses interactions. Il agit conformément aux normes professionnelles d’excellence en vigueur. Être intègre c’est également être honnête et défendre des principes moraux solides, ainsi que faire preuve d’une personnalité entière et absolue. Nous serons vrais, fiables et impartiaux dans toutes nos actions afin d’assurer une bonne gouvernance, une transparence et une responsabilité, en agissant avec honnêteté et honneur sans compromettre la vérité.